Prévisions

La forte relance de l’économie mondiale semble persister. Les chiffres positifs de la croissance portent les marchés financiers vers de nouveaux records. C’est précisément la raison pour laquelle il est important de rester vigilant et d’éviter de se reposer sur ses lauriers. Si l’année 2017 se caractérisait par des risques politiques, les risques pour 2018 sont beaucoup moins évidents. Mais cela ne signifie pas pour autant qu’ils sont inexistants. Quels sont les risques susceptibles de jouer un rôle clé pendant les trois premiers mois de 2018 ?

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Michiel Verstrepen

Economist

Nouvelle présidence de la Fed

Le mandat de Janet Yellen à la tête de la Réserve fédérale prendra fin début février. Le Président Trump a désigné Jerome Powell pour la remplacer. En succédant à Ben Bernanke en 2014, Yellen était devenue la première femme à diriger la banque centrale américaine. Sous sa présidence, les mesures d’assouplissement quantitatif ont été progressivement supprimées et le taux directeur a été relevé devant le redressement de l’économie américaine. Jerome Powell a une réputation de rassembleur. À de nombreux égards, sa politique s’inscrira dans la continuité de la direction empruntée par Yellen. Il se différencie sans doute sensiblement de Yellen par son attitude moins conciliante envers la régularisation croissante du secteur financier. Dans le contexte actuel, il est probable que le premier relèvement de taux sous son administration interviendra dès le mois de mars. La conférence de presse y afférente sera analysée dans le détail. Les analystes seront particulièrement attentifs aux signaux qu’il pourrait donner pour raviver les faibles prévisions d’inflation.

Impasse italienne

Le 4 mars, les Italiens se rendront aux urnes. Vu la popularité des partis eurosceptiques et la situation économico-financière de l’Italie, ces élections se profilent comme l’un des risques politiques les plus importants de la première partie de 2018. D’après les sondages, le mouvement radical Cinq Étoiles arrive en tête du peloton, avec le Parti démocratique de l’ancien Premier ministre Renzi et de l’actuel Premier ministre Gentiloni. Le mouvement Forza Italia de Berlusconi et le parti régionaliste Lega Nord se portent également bien dans les sondages. Une série de partis plus petits sont aussi en progression. Bien que plusieurs d’entre eux aient exprimé des idées eurosceptiques par le passé, quelques-uns sont revenus sur leurs positions, de sorte que la fragmentation du paysage politique semble actuellement poser un risque plus grand qu’une éventuelle sortie de l’Italie de la zone euro. La formation du gouvernement promet d’être complexe et les exemples récents de l’Espagne et de l’Allemagne montrent que la situation peut s’enliser pendant très longtemps. Or, une impasse politique est la dernière chose dont l’économie italienne a besoin. La dette publique considérable et les problèmes rencontrés par le secteur bancaire italien doivent être traités en priorité.

Brexit et ALENA

Les négociations du Brexit vont entrer dans une nouvelle phase. En 2017, un accord a été atteint sur le coût du retrait de l’UE, sur l’Irlande du Nord et sur les droits des citoyens de l’UE. La première phase de négociations est donc clôturée. La seconde phase, consacrée au régime transitoire et à la forme des futures relations commerciales entre l’Union européenne et le Royaume-Uni, sera probablement plus ardue. De plus, la position de la Première ministre May apparaît très affaiblie en interne, ce qui ne facilitera pas les négociations. En Amérique du Nord aussi, les négociations entre les USA, le Mexique et le Canada sont difficiles dans le contexte de l’accord de libre-échange nord-américain (ALENA). Toutes ces négociations pourraient se compliquer, ce qui ne manquerait pas d’influencer les marchés financiers.

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