Wealth ReviewPrintemps 2019

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Gagnant du Super Award L’Echo/De Tijd : les clés du succès

Pour la deuxième année consécutive, Degroof Petercam Asset Management (DPAM) s’est vu décerner le Super Award des quotidiens L’Echo/De Tijd.

Ce prix est attribué au gestionnaire de patrimoine ayant les fonds d’actions et d’obligations les plus performants sur une période de cinq ans, évalués selon quatre critères, le principal étant – avec une pondération de 40 % – la régularité au cours des cinq dernières années. Les trois autres critères, qui interviennent chacun pour 20 % du score, sont le rendement sur cinq ans, le rendement obtenu dans un marché baissier et le return pondéré en fonction du risque sur cinq ans.

Jurgen Vluijmans

Communication Manager DPAM

Peter De Coensel, Alexander Roose et Guy Lerminiaux
© Debby Termonia

« Rares sont nos confrères chez qui il existe autant d’interactions entre les gestionnaires de fonds et les analystes. »

Degroof Petercam Asset Managagement, entreprise d’investissement belge membre du groupe Degroof Petercam, a obtenu en 2018 et 2019 le Super Award l’Echo en tant que meilleur gestionnaire d’actifs en actions et obligations. Meilleur score moyen parmi un groupe de pairs de gestionnaires d’actifs internationaux pour l’expertise actions et obligations sur un horizon de 5 ans. Plus d’information sur https://www.lecho.be/dossiers/fund-awards-2019

Mais les Super Awards sont-ils une question de hasard ou de chance ? Entretien avec le CEO de DPAM, Hugo Lasat, et les responsables de la gestion : Peter De Coensel (CIO Fixed Income), Guy Lerminiaux (CIO Fundamental Equity) et Alexander Roose (Head of International Equity Management).

À quoi peut-on attribuer le succès de Degroof Petercam Asset Management ?

Hugo : une hiérarchie trop stricte briderait notre succès ; nous sommes flexibles et devons pouvoir réagir rapidement. C’est une exigence de plus en plus récurrente sur les marchés. Au-delà du comité de direction, nous n’employons que des professionnels de l’investissement. Bien entendu, les expériences de chacun diffèrent, mais il n’existe aucun lien hiérarchique entre les employés. C’est un facteur important pour nous.

Nous ne travaillons donc pas sur la base de « gestionnaires vedettes ». Chaque fonds est géré par deux à quatre gestionnaires qui prennent les décisions collégialement en fonction des dossiers. Nous employons également 27 personnes qui se consacrent entièrement à la recherche interne, autrement dit à l’analyse des actions individuelles, aux recherches sur la qualité de crédit des entreprises, et aux recherches quantitatives.

Tout cela crée une culture où la concertation a toute sa place. Chez nous, tous les professionnels de l’investissement travaillent les uns à côté des des autres, au même étage. Rares sont nos confrères chez qui il existe autant d’interactions entre les gestionnaires de fonds, d’une part, ou entre ceux-ci et les analystes de l’autre. Cet état de fait est encore renforcé par la culture d’entreprise et la hiérarchie réduite. Les interactions entre les analystes et les gestionnaires sont à la fois formelles (dans des comités d’investissement) et informelles.

Comment cela se traduit-il dans la gestion fondamentale des actions européennes ?

Guy : Nos gestionnaires et analystes travaillent sur la base de leurs propres idées. Nous essayons d’éviter au maximum le « bruit » sur les marchés. Et nous ne travaillons pas en fonction d’hypothèses que tout le monde accepte. Nous ne laissons pas la pression du consensus affecter nos décisions en matière de placements. Nous avons bien des comités d’investissement internes, mais au final, les décisions appartiennent aux gestionnaires proprement dits. Nos décisions se fondent sur la conviction, et nous en tenons également compte dans la rémunération des analystes et des gestionnaires. Au sein de la gestion de fonds, nous travaillons avec nos propres analystes, tant pour la gestion des actions que celle des obligations. Nos gestionnaires de fonds sont des investisseurs indépendants qui ont des convictions à court, moyen et long terme. L’importance que nous accordons à la durabilité est un facteur de succès supplémentaire. Nous tenons également compte de la durabilité de la politique de l’entreprise lorsque nous sélectionnons les actions et les obligations.

Et dans la gestion obligataire ?

Peter : Tout d’abord, nous sommes intégralement investis dans nos fonds. Nous n’allons donc pas faire de « répartition » entre les liquidités et les obligations. Nous nous concentrons non seulement sur les niveaux absolus de taux d’intérêt et les primes de risque de crédit (credit spreads) : dans nos stratégies, nous incluons aussi la forme des courbes des taux et des obligations d’entreprises. Nous capitalisons au maximum sur nos scénarios de base.

Pour les scénarios de risque, nous incluons des stratégies de protection dans la construction de nos portefeuilles. Une bonne préparation est essentielle. Et sur les marchés, il faut être bien armé.

Quelle est l’importance de la durabilité dans les fonds et dans la culture d’entreprise ?

Alexander : L’investissement durable et responsable, c’est d’abord identifier et gérer les risques spécifiques à l’environnement, à la société et à la bonne gouvernance (ESG), propres à chaque entreprise et à chaque sous-secteur. Même les fonds traditionnels ou non viables tiennent de plus en compte de ces facteurs. Investir de manière durable et responsable revient aussi, de plus en plus, à investir dans des entreprises qui offrent des solutions concrètes à divers thèmes sociaux liés à la durabilité en matière d’environnement, de société et de bonne gouvernance. Elles fournissent notamment des produits ou services plus écologiques, ou veillent à favoriser l’épanouissement des habitants des pays émergents en leur proposant, par exemple, des services financiers. Degroof Petercam Asset Management a signé en 2011 les Principes de l’investissement responsable (PRI), et étant donné que nous tenons compte du Pacte mondial et des Objectifs de développement durable, nous avons pu continuer à développer notre expertise.

Nous rédigeons chaque trimestre un rapport d’impact pour chaque fonds d’actions durable. Ce rapport donne un aperçu des émissions totales de CO2, de l’exposition aux risques ESG et de l’incidence positive de chacune des positions sur la réalisation des objectifs de développement durable des Nations unies. J’ajoute que nos fonds durables ont tous reçu le label LuxFLAG l’an dernier. C’est une reconnaissance externe très importante.

Nos ressources internes pour un investissement durable et responsable sont considérables. Il y a non seulement le Responsible Investment Competence Centre qui compte quatre analystes, mais aussi le Comité de pilotage pour l’investissement responsable, qui est composé de représentants internes. Ce comité définit les grandes lignes de notre stratégie durable et constitue en outre un important organe de réflexion. Enfin, nous sommes membres de plusieurs organisations et forums sectoriels.

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